Nos trucs pour réduire les microparticules de plastique dans les océans

La micro histoire des microparticules

Écrit par Catherine Blanchet pour Rose Buddha


Crédit photo: Jimmy Vigneux / Mission 100 tonnes

Quand on pense au polyester, on l’associe à l’un de nos gros pulls ou à une paire de mitaines. Mais aujourd’hui, la plupart de nos vêtements sont faits de matières synthétiques, tel le polyester, comme les vêtements de sport, les vêtements d’extérieur et même nos sous-vêtements.

Certaines compagnies, comme Rose Buddha, utilisent des matières recyclées comme des bouteilles de plastique pour fabriquer du polyester.

Crédit photo: Jimmy Vigneux / Mission 100 tonnes

Le gros problème est que tous les jours, des millions de bouteilles de plastique sont jetées, et finissent par représenter une énorme portion du pourcentage de plastique qui se retrouve dans la nature et les océans.

La solution idéale serait de ne plus utiliser de plastique. Mais dans la vraie vie, on cherche à trouver des solutions pour les réutiliser et leur trouver un nouvel usage.

Le micro problème est qu’à chaque fois que des vêtements faits de matières synthétiques sont lavés, des centaines de microparticules de plastiques (appelées microfibres) sont relâchées dans l’eau lors du lavage, mais aussi à toutes les étapes du cycle de vie du produit. Nos usines de traitement des eaux parviendraient à contenir de 65% à 92% de microfibres. Par contre le reste se retrouve tout de même dans nos cours d’eau en passant à travers les filtres et se retrouve dans nos lacs, nos rivières et bien entendu nos océans. Et plus le vêtement est usé, plus les microfibres se détachent facilement et en plus grande quantité.

Crédit photo: Wallpaper Flare

Résultat : ces microfibres maintenant dans l’océan agissent comme de petites éponges, accumulant toutes sortes de polluants dans leur environnement (huile à moteur, produits chimiques, pesticides, etc.). Inévitablement, le tout se retrouve dans l’organisme des poissons et éventuellement dans nos estomacs. Beurk.

On estime qu’il y a près de 1,4 trillion (1,4 x 1018 ou 1 400 000 000 000 000 000) de microparticules dans nos océans, ce qui représente près de 200 millions de microparticules par habitant de cette planète ! C’est énorme.

Elles proviennent de tissus ou fibres synthétiques en tout genre : nylon, polyester, rayonne, acrylique ou spandex, par exemple. Le textile qui en produit le plus est la bonne vieille laine polaire (polar). Pas de panique, ne brûlez pas votre polar préféré pour autant.


Les autres sources

Crédit photo: Wikipedia Commons

Les vêtements ne sont pas la seule source de particules microplastiques qui pénètrent dans les océans. Plusieurs industries contribuent également à ce problème : les filets de pêche, les capsules de bouteilles, les emballages et les sacs en plastique sont aussi de grands pollueurs plastique.

Une des principales priorités de recherche pour l’avenir consiste à quantifier l’ampleur de la contribution des diverses sources de microplastiques à la pollution des océans.


Recherches et science

Crédit photo: Wikipedia Commons

Ce n'est que récemment que des études ont découvert ce problème de microfibres de plastique dans l'eau. Les compagnies travaillent fort pour réduire leur impact environnemental. Le géant Patagonia conduit d’ailleurs plusieurs recherches sur le sujet depuis 2016.


Étapes simples pour réduire votre impact environnemental

Crédit photo: Pikist


Achetez moins, achetez mieux

Les vêtements de qualité supérieure perdent moins en lessive que les produits synthétiques de qualité médiocre, ce qui montre combien il est important que les fabricants et les consommateurs investissent dans des équipements conçus pour durer.

Continuez à l'utiliser: garder notre matériel plus longtemps en usage est une chose que nous pouvons tous faire pour réduire notre impact personnel sur la planète. N'achetez que ce dont vous avez besoin, achetez de haute qualité et faites-le durer.


Réduisez la fréquence de lavage

Le meilleur moyen de réduire le nombre de microfibres de plastique qui se retrouveraient dans l'eau est de laver les tissus synthétiques à la main, ou encore les laver moins souvent.


Laveuse frontale

Investissez dans une laveuse à chargement frontal: les laveuses frontales endommagent moins les vêtements et que le cuves traditionnelles. Des études ont démontré que ces dernières jetaient environ sept fois plus de microfibres que le même vêtement dans les laveuses à chargement frontal.


Utilisez un sac filtrant

Le fait de mettre vos vêtements synthétiques dans un sac filtrant avant de les laver à la main ou à la machine peut réduire jusqu’à 86% le flux de microfibres dans votre drain.

Ces types de sacs protègent et prolongent ainsi la durée de vie de vos textiles, car moins de fibres se cassent lors du cycle de lavage.

Des entreprises écoresponsables telles Tentree et Patagonia offrent ce genre de sac filtrant sur leur site.

Guppyfriend washing bag de Tentree

Guppyfriend washing bag de Patagonia


Évitez la sécheuse

En faisant sécher les vêtements à l'air libre plutôt qu'à la sécheuse, on endommage moins le vêtement et ceci pourrait contribuer à réduire le nombre de microfibres qui se retrouverait dans l'eau lors des prochains lavages à la machine.

Chaque petit geste compte. Si tout le monde fait sa part, il est possible de réduire notre empreinte environnementale.

Pour lire plus en profondeur sur le sujet, nous vous invitons à consulter les articles de Patagonia:

https://www.patagonia.com/synthetic-microfiber-pollution.html

https://www.patagonia.com/blog/2017/06/what-you-can-do-about-microfiber-pollution/



Écrit par Catherine Blanchet pour Rose Buddha

Crédit photo en couverture: Pixnio

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